
B-Real et Xzibit évoquent l'héritage du cannabis et la longévité du hip-hop face aux évolutions du secteur
B-Real et Xzibit, désormais entrepreneurs à succès dans le cannabis, partagent leur parcours du hip-hop underground aux dispensaires légaux, en réfléchissant à l’évolution et aux défis persistants du secteur
Key Points
- 1B-Real et Xzibit ont sorti l’album Serial Killers 'This Thing of Ours' avec Demrick
- 2Les deux artistes ont créé des entreprises de cannabis en Californie : Dr. Greenthumb's et West Coast Cannabis
- 3Ils se souviennent des difficultés à se procurer du cannabis de qualité avant la légalisation lors des tournées
- 4B-Real et Xzibit insistent sur le fait que la légalisation fédérale reste un objectif non atteint pour l’industrie
Les légendaires rappeurs B-Real et Xzibit, accompagnés de Demrick, réaffirment leur influence tant dans la musique que dans le cannabis avec la sortie de leur nouvel album Serial Killers, "This Thing of Ours." Le trio, reconnu pour sa connexion de plusieurs décennies avec la culture hip-hop et cannabis, a créé un album mettant en avant leur maîtrise lyrique et leur indépendance créative. Comme le souligne B-Real, « Nous pouvons encore surpasser en rap la moitié des enfoirés qui font ça aujourd’hui et qui sont plus jeunes que nous », soulignant leur pertinence durable dans un secteur en rapide évolution
Les deux artistes ont bâti d'importantes entreprises dans le cannabis en Californie, profitant du mouvement de légalisation qu’ils ne faisaient autrefois que rêver. B-Real, défenseur vocal depuis les débuts de Cypress Hill, possède désormais les dispensaires Dr. Greenthumb, tandis que Xzibit dirige West Coast Cannabis avec plusieurs emplacements à Bel-Air, Marina Del Rey et Chatsworth. Leur expérience directe du paysage légal changeant éclaire leur approche commerciale, offrant un aperçu des défis et opportunités de l’entrepreneuriat moderne dans le cannabis
En revenant sur l’époque pré-légale, les artistes se souviennent des difficultés à se procurer du cannabis de qualité lors des tournées, s’appuyant souvent sur des contacts locaux ou leur propre réserve. « C’était un pari car partout n’avait pas de bonne weed. Il fallait connaître quelqu’un dans la ville ou rencontrer quelqu’un qui connaissait quelqu’un », explique B-Real. Le passage aux dispensaires légaux marque un changement radical par rapport aux jours de la « brick weed » et des transactions incertaines sur le marché noir, soulignant les progrès accomplis dans l’industrie
Malgré la normalisation croissante du cannabis, B-Real et Xzibit conviennent que le travail est loin d’être terminé. B-Real note : « Il reste encore du chemin à parcourir en matière de légalisation. Tant que nous ne serons pas légaux au niveau fédéral, il y a beaucoup à faire. » Les deux artistes considèrent la légalisation fédérale comme la prochaine étape cruciale, B-Real exprimant son soulagement de ne plus avoir à « se cacher », tout en attirant l’attention sur les complexités persistantes auxquelles font face les opérateurs multi-états et les défenseurs
Le parcours du duo, d’icônes du hip-hop underground à entrepreneurs du cannabis, reflète des changements culturels plus larges, mêlant musique, activisme et sens des affaires. Leurs récits d’expérimentations précoces — allant des premiers hits de bong de B-Real en cinquième à ceux de Xzibit au lycée avec des joints mal roulés — offrent une perspective personnelle sur l’évolution de la culture cannabis. Alors que l’industrie continue de croître, leurs expériences servent à la fois d’inspiration et de rappel des barrières persistantes à une véritable équité et accessibilité
Du point de vue de la rédaction d’OG Lab, les réflexions de B-Real et Xzibit mettent en lumière l’intersection de l’héritage, de l’activisme et de l’adaptation qui définit une grande partie du secteur du cannabis aujourd’hui. Leur volonté d’embrasser à la fois l’innovation et le plaidoyer établit un modèle pour les artistes et entrepreneurs naviguant dans un paysage légal et culturel en mutation. Alors que les efforts de réforme fédérale prennent de l’ampleur, des histoires comme les leurs resteront centrales pour comprendre la direction future du mouvement cannabis


