
Hua Hin s’apprête à démolir des constructions illégales sur sa plage après des décennies de litiges
À Hua Hin, la municipalité s’apprête à démolir des constructions illégales sur une plage publique après un long bras de fer judiciaire, reflétant un conflit entre droits historiques et préservation du littoral.
Key Points
- 1La municipalité de Hua Hin vise à démolir 26 structures illégales sur une plage publique.
- 2Le litige dure depuis plus de 20 ans, malgré une décision de justice en 2014.
- 3Certains habitants revendiquent une présence historique de près de 190 ans.
- 4Les démolitions devraient commencer dans les 120 jours suivant l’annonce, en attente d’une décision judiciaire.
- 5Le financement des démolitions est partagé entre la municipalité et le Département maritime.
La ville balnéaire de Hua Hin, en Thaïlande, intensifie ses efforts pour déloger les constructions envahissant une plage publique, un litige qui dure depuis plus de vingt ans. Le maire Nopporn Wutthikul a récemment mobilisé une centaine de fonctionnaires pour informer les propriétaires ciblés par la démolition, après la signature d’un contrat avec une entreprise spécialisée. Cette opération vise à retirer 26 bâtiments illégaux situés sur environ 500 mètres de façade maritime, entre le quai de pêche et le sanctuaire de la Déesse de la Mer.
Ce conflit remonte à 2002 et oppose la municipalité à des propriétaires qui exploitent des structures en bois, souvent à des fins commerciales, telles que restaurants ou hébergements touristiques. Malgré un arrêt de la Cour administrative suprême en 2014 confirmant l’illégalité de ces constructions, certains propriétaires résistent en déposant des recours, tandis que d’autres ont accepté la décision de justice. Le maire a souligné que « la municipalité agira sur la base de faits et respectera strictement les procédures légales avec équité ».
Le poids des traditions locales complique la situation : certains habitants revendiquent une présence historique de près de 190 ans, arguant de documents officiels comme des inscriptions domiciliaires ou des raccordements aux services publics qui témoigneraient d’une reconnaissance tacite. Toutefois, la justice a jusqu’à présent rejeté ces arguments, même si les résidents continuent de faire appel pour sauvegarder leurs droits.
Le calendrier annoncé prévoit la démolition de quinze structures dans un délai de 120 jours, financée en partie par la municipalité et le Département maritime. Toutefois, l’exécution reste suspendue en attente d’une décision judiciaire concernant une demande de protection temporaire des occupants. Le maire insiste sur la nécessité d’avancer pour ne pas s’exposer à des accusations de manquement à leurs devoirs.
Chez OG Lab, ferme artisanale à Koh Samui, nous observons que cette affaire illustre la tension classique entre préservation de l’espace public et intérêts privés dans les zones touristiques en expansion. Elle souligne aussi la complexité d’une régulation qui doit concilier développement économique, justice sociale et sauvegarde de l’environnement côtier.


