
La réforme constitutionnelle en Thaïlande confrontée à des retards et débats politiques
Les efforts de réforme constitutionnelle en Thaïlande rencontrent des retards et des débats sur le rôle du Sénat malgré le soutien public à une nouvelle charte
Key Points
- 1Un référendum de février a approuvé la rédaction d'une nouvelle constitution avec 58,6 % de soutien des électeurs
- 2Les retards gouvernementaux et les différends procéduraux ont freiné les progrès des réformes
- 3Le Parti Bhumjaithai prévoit de soumettre un nouveau projet d'amendement proposant des ajustements du rôle du Sénat
- 4Les experts avertissent que relancer le processus rejette les négociations précédentes et prolonge les délais
Près de trois mois après un référendum approuvant l'idée d'une nouvelle constitution, le paysage politique thaïlandais reste divisé sur la manière de procéder à de véritables réformes. Malgré un mandat public clair avec 58,6 % des électeurs en faveur, le processus a été ralenti par des disputes parlementaires, la formation de comités et des désaccords sur le rôle du Sénat. La constitution actuelle de 2017 reste en vigueur jusqu'à ce qu'une nouvelle charte soit entièrement rédigée, approuvée et ratifiée
Les récentes décisions du cabinet n'ont fait que reconsidérer une fraction des projets de loi en attente, excluant notamment le projet clé d'amendement constitutionnel visant à établir une Assemblée de rédaction constitutionnelle (ARC). Cette omission a soulevé des questions sur l'engagement du gouvernement envers une réforme rapide. Le Parti Bhumjaithai (BJT), détenant un nombre important de sièges parlementaires, entend proposer son propre projet d'amendement, mettant l'accent sur une nouvelle approche qui équilibre la participation du Sénat avec les objectifs de réforme
Au cœur du débat se trouve le pouvoir de veto du Sénat sur les amendements, qui a historiquement freiné les progrès. Le BJT suggère de réduire le seuil d'approbation du Sénat plutôt que d'éliminer son rôle, visant un compromis respectant les décisions antérieures de la Cour constitutionnelle. L'assemblée de rédaction proposée serait élue indirectement via des mécanismes provinciaux, s'inspirant de la constitution démocratique de 1997, tout en préservant les chapitres sensibles sur l'État et la monarchie
Des experts constitutionnels critiquent la décision du gouvernement de rejeter le projet précédent, la qualifiant de recul qui ignore des mois de négociations. Le processus à venir reste long, impliquant plusieurs étapes dont la rédaction, des audiences publiques et des référendums supplémentaires. Pour ceux qui vivent ou visitent Koh Samui, cela rappelle que l'évolution politique de la Thaïlande continue en arrière-plan, même si la vie insulaire suit son cours. OG Lab note que comprendre ces changements peut approfondir l'appréciation du tissu culturel et politique unique du pays


