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La réunion UNGASS 2016 à New York suscite un débat sur les politiques mondiales en matière de drogues
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La réunion UNGASS 2016 à New York suscite un débat sur les politiques mondiales en matière de drogues

L'UNGASS 2016 à New York offre une plateforme pour débattre et potentiellement réformer les politiques mondiales en matière de drogues, remettant en question l'approche prohibitionniste de longue date

Key Points

  • 1L'UNGASS 2016 à New York pourrait remettre en question les politiques de prohibition des drogues à l'échelle mondiale
  • 2Il y a du scepticisme quant aux changements politiques significatifs en raison de l'opposition de pays clés
  • 3Les partisans plaident pour la souveraineté des États en matière de politique de drogue comme un objectif réaliste
  • 4Les traités historiques censés respecter la souveraineté des États ont été manipulés politiquement
  • 5La réunion pourrait ouvrir la voie à de futures réformes des politiques en matière de drogues

Ce mois d'avril, New York accueillera une session spéciale cruciale de l'Assemblée générale des Nations Unies dédiée aux politiques mondiales en matière de drogues, connue sous le nom d'UNGASS 2016. Cette réunion marque un moment significatif car elle offre l'occasion de remettre en question l'approche prohibitionniste de longue date et d'explorer des modèles alternatifs. Les récents changements législatifs dans divers pays et les positions claires d'organisations comme l'Organisation des États américains ont alimenté les discussions sur l'échec de la guerre contre la drogue et les nouvelles stratégies potentielles

Malgré l'élan en faveur du changement, il existe un scepticisme quant à la possibilité d'obtenir des changements substantiels dans les politiques en matière de drogues lors de cette réunion. De nombreux experts doutent que même des changements mineurs, comme la reclassification du cannabis dans une catégorie moins restrictive, se produisent en raison de l'opposition attendue de pays comme la Russie et la Chine. Le résultat le plus optimiste anticipé est un débat ouvert et approfondi qui pourrait ouvrir la voie à de futures modifications des traités

Les partisans de la réforme des politiques en matière de drogues plaident pour un objectif réaliste à court et moyen terme, qui consiste à reconnaître le droit de chaque État à des politiques souveraines en matière de drogues. Cela permettrait aux pays de décider de manière indépendante de l'accès légal et réglementé aux substances sur leur territoire, sans être contraints par des mandats internationaux uniformes. Un tel mouvement honorerait l'intention originale des traités internationaux, qui visaient à respecter la souveraineté des États en matière de politique de drogue

Historiquement, les traités internationaux sur les drogues ont été établis pour lutter contre le trafic de drogues tout en respectant la souveraineté des États. Cependant, au fil du temps, ces traités ont été utilisés par des nations puissantes pour exercer un contrôle sur d'autres. Les célèbres guerres de l'opium et les traités qui ont suivi, comme la Convention de Genève de 1925, illustrent comment la politique en matière de drogues a été manipulée à des fins politiques. La Convention unique de 1961 sur les stupéfiants a encore ancré ces dynamiques, souvent au détriment de l'autonomie nationale

Les défenseurs de la réforme soulignent la nécessité de revenir au principe fondamental de la souveraineté des États en matière de politique de drogue, en respectant les processus décisionnels démocratiques. Ils soutiennent que les organisations internationales ne devraient pas dicter les politiques en matière de drogues des États individuels, tant qu'ils respectent les normes des droits de l'homme. Cette approche pourrait conduire à des politiques en matière de drogues plus équilibrées et équitables dans le monde entier, adaptées aux besoins uniques de chaque État

En regardant vers l'avenir, la reconnaissance de la souveraineté des États en matière de politique de drogue est considérée comme un objectif réalisable et réaliste. Bien qu'il puisse être irréaliste d'attendre des pays comme la Russie ou l'Arabie Saoudite qu'ils soutiennent la légalisation des drogues, permettre aux États l'autonomie de réguler des substances comme le cannabis pourrait être plus politiquement et diplomatiquement acceptable. L'issue de la réunion UNGASS 2016 sera suivie de près pour voir si elle ouvre la voie à une réforme significative des politiques mondiales en matière de drogues

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