
Thaïlande : les couples de même sexe toujours privés de certains droits sociaux malgré la loi sur le mariage égalitaire
Un an après la légalisation du mariage entre personnes de même sexe en Thaïlande, des couples continuent de se heurter à des barrières administratives pour accéder à leurs droits sociaux.
Key Points
- 1La loi sur le mariage égalitaire est en vigueur depuis janvier 2025 en Thaïlande.
- 2Plusieurs employés de la Provincial Electricity Authority ne peuvent pas encore bénéficier des prestations sociales pour leur conjoint.
- 3Le Parti démocrate dénonce des retards administratifs et des règlements internes non adaptés.
- 4Les ministères des Finances et du Travail doivent réviser leurs règles pour respecter la nouvelle loi.
- 5Le gouvernement est appelé à clarifier les causes des retards et à envisager des compensations rétroactives.
Un an et demi après l'entrée en vigueur de la loi historique légalisant le mariage entre personnes de même sexe en Thaïlande, des obstacles administratifs continuent de freiner l'accès aux prestations sociales pour ces couples. Plus de 50 employés d'une entreprise publique, la Provincial Electricity Authority, ont ainsi signalé ne pas pouvoir bénéficier de la couverture santé de leur conjoint, malgré leur union légalement reconnue.
L'élue du Parti démocrate, Rudklao Intawong Suwankiri, a dénoncé ce décalage lors d'une session parlementaire : « Les droits des citoyens ne doivent jamais être retardés par des procédures bureaucratiques ou des règlements internes obsolètes. » Cette critique met en lumière un retard de mise en conformité des règlements administratifs, notamment au sein des ministères des Finances et du Travail, qui restent à actualiser pour refléter la nouvelle législation.
La Thaïlande, pionnière en Asie du Sud-Est sur le mariage égalitaire, semble ici confrontée à un défi récurrent dans la mise en œuvre des réformes sociales : la lenteur bureaucratique et l'inertie institutionnelle. Ce constat invite à s'interroger sur les mécanismes internes des administrations publiques thaïlandaises et sur la volonté politique réelle d'assurer l'égalité effective des droits.
Chez OG Lab, ferme artisanale à Koh Samui, nous observons que cette situation traduit une fracture entre progrès législatifs et réalité vécue par les citoyens. Pour les couples concernés, cette attente prolongée alourdit non seulement leur sentiment d'exclusion, mais questionne aussi la portée concrète des avancées juridiques en matière d'égalité.
Le gouvernement est désormais sommé de clarifier les causes de ces retards, de définir un calendrier de mise en conformité et d'envisager des compensations rétroactives pour les personnes lésées. Ces mesures sont indispensables pour renforcer la confiance dans les institutions et garantir que la loi ne reste pas lettre morte.


