La vraie histoire de Koh Samui : bateaux de coco, bongs en bambou et le médecin qui a parié sur un aéroport
Koh Samui évoque aujourd'hui les villas, les plages et les hôtels ouverts sur les cocotiers. Pourtant, l'île a longtemps vécu hors du temps : sans routes, avec des villages séparés par la jungle, une mémoire chinoise venue de Hainan, une épave japonaise de la Seconde Guerre mondiale, un moine momifié derrière des lunettes de soleil, le mot « bong » passé du thaï à l'anglais et un aéroport né de l'obstination d'un chirurgien. L'histoire de Samui commence bien avant les resorts.

À première vue, Koh Samui ressemble à une évidence tropicale. On y arrive par un aéroport à ciel ouvert, bordé de jardins et de toits de chaume, comme si l'île avait été pensée dès l'origine pour le confort et la douceur. Vue du ciel, elle dessine une masse verte ceinte de sable blanc, parfaitement lisible, presque trop belle pour paraître historique.
Et pourtant, son histoire n'a rien d'une simple carte postale. Samui fut longtemps une île lente, difficile, presque séparée du monde. On y traversait la jungle à pied pour rejoindre le village voisin, on y chargeait les noix de coco sur des bateaux de cabotage, on y bâtissait des sanctuaires hainanis, on y cachait des enfants dans des grottes pendant la guerre, et l'on y inventait sans le savoir une partie du vocabulaire global de la contre-culture.
Une île longtemps restée à l'écart
Les traditions orales et l'archéologie situent les premiers peuplements de Samui autour du VIe siècle de notre ère, même si des découvertes récentes repoussent l'occupation humaine à plus de deux mille ans. Les premiers habitants seraient venus de la péninsule malaise et du sud de la Chine. Samui servait alors moins d'habitat permanent que de refuge de mousson, de halte sûre au milieu du golfe de Siam.
Sur des cartes chinoises de la dynastie Ming datées de 1687, l'île apparaît sous le nom de Pulo Cornam. Quant au mot « Samui », il reste discuté. Certains le rattachent à l'arbre mui (ต้นสมุย), d'autres à un terme sanskrito-tamoul signifiant « météo marine », d'autres encore au hainanis เซ่าบ่วย, souvent interprété comme « première île », « porte » ou « belle plage ». Pour les navigateurs hainanis entrant au Siam, Samui était précisément cela : la première terre qui se laissait lire.
Dès le XIIIe siècle, Koh Samui s'insère dans l'ordre féodal siamois, rattachée à Nakhon Si Thammarat. Sa position maritime entre la Chine et l'Inde lui donnait un rôle potentiel. Mais dans les faits, l'île resta longtemps isolée. Jusque dans les années 1960, parcourir quinze kilomètres entre deux communautés impliquait souvent une journée entière de marche dans la montagne et la forêt, puis une nuit sur place. La mer reliait parfois mieux que la terre.
Les Hainanais et la civilisation du cocotier
Le grand tournant vient au XIXe siècle, lorsque le Siam renforce ses échanges avec la Chine sous Rama III puis Rama V. Des migrants hainanais, originaires de la grande île chinoise de Hainan, s'installent en nombre en Thaïlande. Samui leur parle immédiatement : même humidité, même horizon maritime, même économie insulaire.
Contrairement à d'autres régions d'Asie du Sud-Est où les communautés chinoises furent victimes de violences, les Hainanais furent au Siam accueillis avec une relative bienveillance. Ils apportent avec eux leurs réseaux commerciaux, leurs élevages, leurs textiles, leur vaisselle, leur architecture et surtout une organisation agricole décisive : la plantation systématique de cocotiers.
Pendant plus d'un siècle, cette culture définit l'identité de Samui. L'île devient littéralement la coconut island. Les plantations couvrent l'essentiel du territoire, et le coprah part vers le continent sur des embarcations traditionnelles appelées panuk lang si (ปะนุกลังสี). Les familles hainanaises s'installent volontiers près du rivage; les communautés thaïes vivent davantage dans l'intérieur. À Nathon, les façades en bois et les ruelles étroites gardent encore l'empreinte de ce monde sino-thaï.
Guan Yu, Jao Mae Tubtim et une mémoire qui ne s'efface pas
En 1857, selon d'autres sources en 1872, les notables hainanis de Samui érigent à Ban Na Khai un petit sanctuaire en bois dédié à Guan Yu, le général de l'époque des Trois Royaumes devenu, dans la diaspora chinoise, une figure de loyauté, de force et de prospérité. En 1935, le sanctuaire est transféré au marché de Hua Thanon. Puis, en 2008, commence la construction d'un nouveau complexe monumental, avec une statue de bronze de Guan Yu haute de 16 mètres, la plus élevée de Thaïlande, financée par les dons des descendants de migrants.
Le Fah Thai Magazine recense encore sur Samui des rituels hainanais devenus rares ailleurs : les danses du tigre, la marche sur les braises et la cérémonie Jian Biao, pétition symbolique adressée au ciel. Quatre sanctuaires hainanais subsistent sur l'île, souvent consacrés à Jao Mae Tubtim, déesse de la mer. Les Hainanais disent volontiers : « Là où il y a des Hainanais, il y a un sanctuaire pour Jao Mae Tubtim. »
Les singes, les noix de coco et le bouddhisme
Parmi les images les plus célèbres de Samui figure celle des macaques cueillant les noix de coco. Les macaques à queue de cochon (Macaca nemestrina), appelés ling klang en thaï, peuvent récolter plusieurs centaines de noix par jour. Vu de loin, cela ressemble à un folklore destiné aux visiteurs. De plus près, c'est une histoire de travail, d'apprentissage et d'éthique bouddhiste.
En 1957, Somporn Saekhow, originaire de Surat Thani, fonde la première école de dressage de singes de Thaïlande. Sa famille possédait une plantation de cocotiers, et il avait vu des animaux battus pour avoir laissé des fruits mûrs dans les palmes. Son maître spirituel, le célèbre moine réformateur Buddhadasa de Wat Suan Mokkh, l'encourage à développer une méthode fondée sur la patience et le renforcement positif, sans brutalité.
La formation prend environ six mois. Le singe apprend d'abord à faire confiance, puis le geste de rotation, puis l'exercice sur une perche, avant de passer à l'arbre. L'école de Somporn devient la plus importante du sud thaïlandais. En 1993, son singe vedette Khai Nui porte le drapeau provincial lors de l'ouverture des Jeux nationaux. Somporn meurt en 2002 d'une crise cardiaque juste après une démonstration. Sa fille Somjai poursuit depuis cette tradition.
Une guerre dont l'île parle à voix basse
Les visiteurs qui nagent à Taling Ngam, au sud-ouest de Samui, remarquent rarement qu'un morceau de Seconde Guerre mondiale rouille encore dans l'eau : l'épave d'un tanker japonais.
Durant la guerre, Koh Samui sert de base navale japonaise dans le cadre de l'alliance entre le Japon et la Thaïlande. Le 15 juin 1945, selon l'historien Paul Chambers, les Alliés bombardent un pétrolier japonais au large de l'île. En 2025, Smithsonian Magazine publie une enquête sur cet épisode et souligne qu'aucun des spécialistes consultés n'est capable d'en reconstituer parfaitement le détail.
Jongkol Ormzubsin, 86 ans au moment de l'entretien, y raconte comment, enfant, elle s'était réfugiée trois jours dans une grotte avec ses frères et sœurs, vivant de boulettes de riz tandis qu'un nuage en forme de champignon montait au-dessus de la mer. Sous les palmiers de Samui, il existe donc aussi une mémoire de guerre. Simplement, elle se murmure plus qu'elle ne s'expose.
Le moine momifié aux lunettes de soleil
En 1973, le moine Luang Pho Daeng meurt en position du lotus au temple de Wat Khunaram. Il avait 79 ans et avait demandé que, si son corps ne se décomposait pas, il soit conservé et montré comme rappel de l'impermanence.
Le corps ne s'est effectivement pas décomposé. En 2002, une radiographie révèle que les organes internes sont toujours présents, simplement desséchés. Des geckos ont cependant pondu dans la bouche et le crâne, et les yeux ont disparu. Pour ne pas effrayer les enfants, les moines lui posent des lunettes de soleil. National Geographic a confirmé plus tard qu'il s'agissait bien d'un corps humain authentique, et non d'une statue.
Aujourd'hui, Wat Khunaram est l'un des lieux les plus visités de Samui. Luang Pho Daeng, né sur l'île en 1894, n'était devenu moine qu'à 50 ans, après avoir élevé ses enfants. Il pratiquait la vipassana et la tradition locale lui prête une capacité à jeûner jusqu'à quinze jours.
La route qui a changé l'échelle de l'île
En 1967, un chef local nommé Khun Dilok Suthiklom décide que Samui a besoin d'une vraie route circulaire. Aujourd'hui, la 4169 paraît aller de soi. À l'époque, c'était un projet presque démesuré.
Falaises entre Bang Po et Nathon, versants rocheux près de Lamai, machines à faire venir par bateau, pluies de mousson qui retardent tout : la construction de la route de 50 kilomètres s'étire de 1969 à 1973. Les dalles de béton ne font d'abord qu'environ deux mètres de large. Pour la première fois, l'île peut être parcourue en voiture d'un bout à l'autre, même si certains passagers doivent parfois descendre pour pousser.
La même période voit l'achèvement, en 1972, de Wat Phra Yai sur le petit îlot de Ko Faan, relié par une digue. Son Bouddha doré de 12 mètres agit comme un point fixe spirituel au moment où Samui commence à basculer dans une autre époque.
Les bateaux de coco et l'arrivée des voyageurs
À la fin des années 1970, les premiers routards occidentaux débarquent sur Samui. Il n'y a pas encore d'aéroport. On vient de Surat Thani en six heures de traversée de nuit sur les fameux bateaux de coco, les mêmes cargos qui transportaient le coprah.
L'un des premiers backpackers à avoir raconté ses souvenirs décrit une île minuscule, un petit quai, des plages de sable bordées de cocotiers, et l'obligation d'être transféré à terre en annexe parce que le bateau principal ne pouvait pas approcher. Une chambre en bungalow coûtait 15 bahts, un pad thaï 6, un Coca-Cola 1.
Les routes ne pénétraient pas partout. On traversait l'intérieur sur la moto d'un habitant, on allait voir les cascades, on observait les singes cueillir les noix de coco, on pêchait avec les Thaïs près de Koh Phangan, alors presque vide. Samui commence ainsi à entrer dans le réseau des imaginaires voyageurs.
Mais ces routards ne rapportent pas seulement des souvenirs de plages. Ils repartent aussi avec un mot.
Le mot « bong » est né d'un objet thaï
Parmi les détails les plus étonnants de l'histoire de Samui, il y a cette trajectoire linguistique : le mot anglais bong vient du thaï บ้อง (baung), c'est-à-dire un tube cylindrique en bambou. Le McFarland Thai-English Dictionary l'atteste dès 1944 comme une pipe à eau en bambou utilisée pour fumer le kancha, le chanvre ou le haschisch.
Pendant des siècles, ce type de pipe a fait partie de la vie ordinaire de pêcheurs et de paysans thaïs. Le cannabis était légal au Siam jusqu'en 1934, intégré à certaines préparations culinaires comme le kuay tiew ruea, présent dans des centaines de formules médicinales traditionnelles, utilisé comme antalgique et sédatif. Les combattants de muay thaï bandaient autrefois leurs mains avec des fibres de chanvre, tandis que des groupes comme les Hmong en faisaient des textiles.
Le bong de bambou n'était donc pas une invention marginale, mais une technologie vernaculaire parfaitement logique : le bambou poussait partout, l'eau refroidissait la fumée, et le nœud naturel du chaume formait presque tout seul une chambre d'eau.
Pourquoi Samui et les îles voisines comptaient
Samui, Koh Phangan et Koh Tao sont restées isolées plus longtemps que beaucoup d'espaces continentaux thaïs. Peu d'urbanisation, pas de grande présence militaire américaine locale comme à Udon Thani, Korat ou U-Tapao. Lorsqu'un routard des années 1970 arrivait sur un bateau de coco, il entrait dans un univers où la pipe de bambou n'avait rien de spectaculaire.
C'est par ces voyageurs — et aussi par les vétérans de la guerre du Vietnam en permission en Thaïlande — que le mot baung glisse dans l'anglais pour devenir bong. La première occurrence imprimée connue en Occident daterait de janvier 1971 dans Marijuana Review. À la fin des années 1970, le terme s'est mondialisé.
Thai Stick : de l'Isan à la planète
Dans le même mouvement, une autre légende thaïlandaise devient internationale : le Thai Stick. Il s'agissait de fleurs de sativa landrace produites dans l'Isan, fixées sur des tiges de bambou, liées avec de la fibre de chanvre, parfois enduites d'huile de haschisch puis affinées. Un artisanat local devenu objet de désir global.
Selon The Diplomat, près de mille tonnes de Thai Stick quittent la Thaïlande entre 1968 et 1972. Peter Maguire et Mike Ritter racontent dans Thai Stick: Surfers, Scammers, and the Untold Story of the Marijuana Trade comment surfeurs, hippies et anciens militaires transforment cette production en l'un des trafics les plus profitables de l'époque. Les itinéraires passent par Bangkok, Pattaya et fatalement par l'écosystème portuaire des îles du golfe, dont Samui.
Les mêmes bateaux qui transportaient le coprah et les voyageurs faisaient donc partie d'un monde plus vaste. Il ne s'agit pas ici de romantiser la contrebande, seulement de rappeler que Samui fut un nœud de circulation bien avant d'être une destination de luxe.
2022 : le retour du cannabis dans le paysage légal
Lorsque la Thaïlande dépénalise le cannabis en juin 2022, Samui réagit immédiatement. Des boutiques ouvrent à Chaweng et Lamai, les lounges deviennent visibles, et la Daily Mail va jusqu'à qualifier l'île de « nouvel Amsterdam ». Plus tard, la saison 3 de The White Lotus filmée sur Samui montre même à l'écran le Magical Weed Garden Lounge, un lieu bien réel.
Le cercle historique se referme alors d'une manière presque littéraire : l'île dont les visiteurs des années 1970 avaient emporté le mot bong dans le lexique mondial redevient, un demi-siècle plus tard, un territoire où le cannabis réapparaît à visage légal. Simplement, le verre a remplacé le bambou, et les avions de Bangkok Airways les vieux cargos de coco.
Pour aller plus loin, nous avons aussi publié un article sur le tourisme cannabique et les différences de comportement entre voyageurs, ainsi qu'une enquête sur ce qui détermine réellement la qualité du cannabis.
Le chirurgien qui a forcé Samui à s'ouvrir
L'autre grand personnage de l'histoire moderne de l'île s'appelle Prasert Prasarttong-Osoth. Enfant, il regarde les bombardiers de la Seconde Guerre mondiale passer dans le ciel. Devenu chirurgien, il fonde en 1968 la compagnie Sahakol Air. Au début des années 1980, il comprend que Samui n'entrera vraiment dans le monde touristique international qu'à une condition : disposer de son propre aéroport.
Le gouvernement n'y croit pas. Les banquiers lui expliquent que l'île ne peut sans doute soutenir que deux vols par semaine. Prasert décide malgré tout de miser sa fortune personnelle. Il vend des actifs, y compris le terrain sous son bureau, et investit environ 800 millions de bahts dans la construction d'une piste sur une ancienne plantation de cocotiers près de Bophut.
Quand l'aéroport est prêt, les autorités le jugent d'abord dangereux, peut-être aussi pour protéger Thai Airways. Le projet reste bloqué jusqu'à ce qu'une inspection de l'OACI valide finalement l'installation.
Le 25 avril 1989, l'aéroport de Samui ouvre officiellement : premier aéroport international privé de Thaïlande. Le vol inaugural de Bangkok Airways est assuré par un Dash 8-100 de 37 places. Aujourd'hui, l'aéroport traite plus d'un million de passagers par an et constitue l'un des piliers économiques de la compagnie.
Au-delà de l'infrastructure, il y a là un symbole : Samui cesse d'être une périphérie difficile d'accès et commence à se penser comme destination.
Croissance rapide, mémoire persistante
Les années 1990 et 2000 accélèrent tout : hôtels de luxe, centres de plongée, hôpitaux internationaux, centres commerciaux. Chaweng et Lamai se transforment en bandes touristiques continues. Des cocoteraies deviennent des terrains hôteliers. Koh Samui, environ 70 000 habitants, prend une forme plus urbaine.
Mais l'île n'efface pas complètement ses strates anciennes. Fisherman's Village à Bophut conserve ses maisons en bois et ses ruelles. Hua Thanon demeure une communauté musulmane de pêcheurs avec marché à l'aube. Le Secret Buddha Garden, créé dans les années 1970 par un cultivateur nommé Khun Nim dans les hauteurs centrales, reste caché dans la végétation. Les temples, les sanctuaires et le Festival végétarien continuent d'organiser le temps local.
Samui ne s'est donc pas contentée de changer. Elle a superposé les époques.
White Lotus et la dernière accélération
En 2025, la saison 3 de The White Lotus est diffusée sur HBO, après avoir été tournée au Four Seasons Resort Koh Samui. L'effet est immédiat : les recherches liées à Samui bondissent de 88 %, les réservations hôtelières augmentent de 44 % et les tarifs moyens grimpent selon les segments de 10 à 50 %. Certains responsables touristiques thaïlandais affirment alors que l'île pourrait, pour la première fois, presque ne plus connaître de basse saison.
Plus intéressant encore, la série ne montre pas seulement des villas. Elle met en scène un imaginaire plus composite : luxe, fête, serpents dressés, voisinage de Koh Phangan et traces du nouveau paysage cannabique. Samui n'est plus uniquement une île de vacances. Elle devient une marque culturelle mondiale.
Ce que Samui cache sous sa surface
On peut regarder Samui comme une simple île à cocotiers. Mais si l'on gratte un peu, on découvre un lieu où coexistent un sanctuaire de Guan Yu, un village musulman de pêcheurs, un moine momifié, un héritage hainanis, des routes ouvertes au prix de six années de chantier, un mot thaï passé dans l'anglais et un aéroport né d'une intuition solitaire.
Nous vivons et travaillons à Samui, et c'est cette superposition qui rend l'île passionnante. Pour la comprendre, il faut sortir du confort des plages, aller à Hua Thanon, voir le sanctuaire de Guan Yu, passer au marché aux poissons au lever du jour, monter jusqu'au Secret Buddha Garden et écouter ce que l'île raconte quand le bruit touristique se calme.
Alors seulement, on comprend que Koh Samui n'a pas été inventée par les hôteliers. Elle a été façonnée par des pêcheurs, des moines, des commerçants, des migrants, des marins et un médecin obsédé par une piste d'atterrissage.
Retrouvez aussi nos actualités sur l'île, son industrie et ses transformations.
Cet article est fourni à titre informatif et s'appuie sur des recherches publiées, des entretiens d'archives et des sources historiques.
Quick Answer
Koh Samui est habitée depuis environ 2 000 ans. Au XIXe siècle, des Hainanais y développent les plantations de cocotiers. L'île reste presque sans routes jusqu'aux années 1970. Le mot anglais « bong » vient du thaï บ้อง (baung), une pipe à eau en bambou diffusée par les backpackers. En 1989, un chirurgien ouvre un aéroport privé, puis en 2025 The White Lotus fait exploser l'intérêt mondial pour Samui.
📚Sources & References
- 1Smithsonian Magazine — The Secret World War II History of Koh Samui
- 2Fah Thai Magazine (Bangkok Airways) — Where the Gods Came Ashore: Hainanese Heritage on Koh Samui
- 3Wikipedia — Ko Samui (sources, maps, archaeological evidence)
- 4Camille's Samui Info — Construction of the Ring Road Around Koh Samui 1969–1970
- 5Stickman Bangkok — Ko Samui in the 70s (firsthand backpacker account)
- 6FlightGlobal — Regional Thai: Bangkok Airways & Samui Airport history
- 7Bangkok Post — A True Aviation Pioneer: Prasert Prasarttong-Osoth
- 8Wikipedia — Samui Airport
- 9Wikipedia — Somporn Saekhow (founder of monkey training school)
- 10Wikipedia — Luang Pho Daeng (mummified monk of Wat Khunaram)
- 11CNBC — White Lotus Effect: Koh Samui searches and prices surge
- 12Bangkok Post — The White Lotus sparks tourism boom in Koh Samui
- 13Etymology Online — Bong: from Thai baung, cylindrical wooden tube
- 14Wikipedia — Bong (etymology, McFarland Thai-English Dictionary 1944)
- 15ThaiLawForum — History of Cannabis Use and Anti-Marijuana Laws in Thailand
- 16Leafie — The History of Thai Stick: the most misunderstood story in cannabis
- 17Peter Maguire, Mike Ritter — Thai Stick: Surfers, Scammers, and the Untold Story of the Marijuana Trade (Columbia UP, 2013)
- 18Wikipedia — Cannabis in Thailand
- 19Daily Mail — Koh Samui: the new Amsterdam (cannabis tourism, 2022)
- 20ThaiBong.com — The Thai Bong: A Cultural Journey from Bamboo to Teak